Catégorie : Les essais

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L’artiste que je suis. L’artiste que je veux être.

( Photographie : Christine Coquilleau )

Je ne vais pas vous le cacher : j’ai de grandes ambitions. Pour moi-même, pour mon art. Et pour moi, plus grandes sont les ambitions que l’on se fixe, plus grand est le travail à accomplir. J’ai donc décidé de passer ma vie à travailler.
En soi, je pense que ce n’est pas vraiment surprenant. Mais artiste, ce n’est pas qu’un métier, qu’une vocation, c’est un état. Un trait de personnalité. Je ne deviens pas artiste à 9h en me mettant à mon bureau, ni ne cesse de l’être quand je vais dormir. Artiste est ce qu’on est, pas seulement ce qu’on fait.
Artiste, c’est donc qui je suis, et ce que je suis. Mais pour être honnête, je suis mon premier mystère à élucider chaque jour. Qui peut prétendre se connaître ? Ne sommes nous pas si souvent surpris de nos propres réactions ? De nos propres choix ? Non, vraiment, je ne sais pas qui je suis. Quand il faut, comme si souvent à l’heure des bilans, les anniversaires ou les années qui s’achèvent, que je regarde à l’intérieur de moi pour me demander qui je suis, alors je me souviens d’Oprah, et de cette question qu’on lui a posée : « What do you know for sure ? ». Le point de départ rêvé pour toute introspection. Et quand je peine à savoir qui je suis, j’y reviens inlassablement.

Que sais-je et dont je suis absolument et
totalement certaine en cet instant précis ?

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Je t’aime pour que tu sois libre.


Dans la vie, j’aime.
Et plus j’aime, plus mon coeur est grand.
Et plus il est grand, plus j’aime.

J’aime parce que c’est beau d’aimer. Ça fait du bien d’aimer. Et on est beau quand on aime. Peut-être est-ce à cause du sourire que l’amour pose sur nos visages et dans nos yeux et dans nos âmes quand on aime ? Peut-être est-ce juste parce que donner, sans conditions, sans marchandage, sans arrière-pensées, juste donner, est d’une beauté sans pareil ?

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Je les aime tous, mon hymne à la femme libre.

Il y a une conception très étrange du féminisme qui consiste à croire que les féministes (qui je le rappelle ne sont pas tous des femmes) n’aiment pas les hommes. C’est du grand n’importe quoi. Les féministes n’aiment simplement pas les systèmes établis, quels qu’ils soient, qui autorisent de manière flagrante ou tacite la maltraitance privée comme publique des femmes sous prétexte qu’elles sont des femmes – et, vous le savez tous déjà, dans une société aux valeurs toutefois masculinistes voire machistes, on a donc fort à faire sur le sujet. Sauf que bon, je les aime, moi, les hommes ! Beaucoup, même ! Et ça m’empêche pas DU TOUT d’être féministe pour autant, voyez. Et c’est peut être justement parce que je les aime tant que je refuse catégoriquement de les laisser patauger dans un sexisme qui les dessert sur tous les plans. Qui dessert tout le monde, en vérité.
Histoire d’encore une fois rabâcher qu’il ne s’agit pas d’un mouvement suprémaciste (parce que je vois déjà venir les trolls), je me permets de rappeler que le féminisme est « simplement » un ensemble de mouvements et d’idées politiques, philosophiques et sociales, qui partage un but commun : définir, établir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. Du coup, pour moi, le féminisme n’a malheureusement de raison d’être que le sexisme, qui lui par contre n’a franchement aucune raison d’être.

Adios sexisme = adios feminisme !

Un peu comme : plus de maladie = plus besoin de vaccin ! Mais vous et moi savons que ce n’est pas si simple. Vous et moi savons qu’on en est encore bien, bien loin…

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Les jours tristes.

On les a tous.
Il y a les bons jours, puis les moins bons. Dans les bons, il y a heureusement les meilleurs, et dans les moins bons, il y a malheureusement les pires.

Aujourd’hui, pour moi, est un jour triste.
Les jours tristes ne commencent pas forcément tristes, d’ailleurs. Ce matin, mon amoureux m’a embrassé avant de partir, et nous nous sommes dit je t’aime. Le soleil éclairait la chambre et réchauffait ma grande carcasse molle du matin à travers les draps ; le jour était encore plein de promesses.
Non, au lever, ce n’était pas un jour triste.

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Il était une fois, Les Volcans Endormis.

Il était une fois Mathilde, 23 ans, fraîchement débarquée d’Angleterre pour passer l’été chez ses parents avant de s’installer à Paris. Je venais tout juste de terminer mes études d’anglais et de gospel à Londres, après deux ans de folles aventures de l’autre côté de La Manche, et je savais qu’il était grand temps de prendre mes aspirations musicales enfin au sérieux. Mais deux ans sans vraiment voir ma famille plus de deux jours d’affilé m’avaient poussé à passer le mois d’août en vacances à Argenton…