Catégorie : Les essais & poèmes

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Je les aime tous, mon hymne à la femme libre.

Il y a une conception très étrange du féminisme qui consiste à croire que les féministes (qui je le rappelle ne sont pas tous des femmes) n’aiment pas les hommes. C’est du grand n’importe quoi. Les féministes n’aiment simplement pas les systèmes établis, quels qu’ils soient, qui autorisent de manière flagrante ou tacite la maltraitance privée comme publique des femmes sous prétexte qu’elles sont des femmes – et, vous le savez tous déjà, dans une société aux valeurs toutefois masculinistes voire machistes, on a donc fort à faire sur le sujet. Sauf que bon, je les aime, moi, les hommes ! Beaucoup, même ! Et ça m’empêche pas DU TOUT d’être féministe pour autant, voyez. Et c’est peut être justement parce que je les aime tant que je refuse catégoriquement de les laisser patauger dans un sexisme qui les dessert sur tous les plans. Qui dessert tout le monde, en vérité.
Histoire d’encore une fois rabâcher qu’il ne s’agit pas d’un mouvement suprémaciste (parce que je vois déjà venir les trolls), je me permets de rappeler que le féminisme est « simplement » un ensemble de mouvements et d’idées politiques, philosophiques et sociales, qui partage un but commun : définir, établir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. Du coup, pour moi, le féminisme n’a malheureusement de raison d’être que le sexisme, qui lui par contre n’a franchement aucune raison d’être.

Adios sexisme = adios feminisme !

Un peu comme : plus de maladie = plus besoin de vaccin ! Mais vous et moi savons que ce n’est pas si simple. Vous et moi savons qu’on en est encore bien, bien loin…

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Les jours tristes.

On les a tous.
Il y a les bons jours, puis les moins bons. Dans les bons, il y a heureusement les meilleurs, et dans les moins bons, il y a malheureusement les pires.

Aujourd’hui, pour moi, est un jour triste.
Les jours tristes ne commencent pas forcément tristes, d’ailleurs. Ce matin, mon amoureux m’a embrassé avant de partir, et nous nous sommes dit je t’aime. Le soleil éclairait la chambre et réchauffait ma grande carcasse molle du matin à travers les draps ; le jour était encore plein de promesses.
Non, au lever, ce n’était pas un jour triste.

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Il était une fois, Les Volcans Endormis.

Il était une fois Mathilde, 23 ans, fraîchement débarquée d’Angleterre pour passer l’été chez ses parents avant de s’installer à Paris. Je venais tout juste de terminer mes études d’anglais et de gospel à Londres, après deux ans de folles aventures de l’autre côté de La Manche, et je savais qu’il était grand temps de prendre mes aspirations musicales enfin au sérieux. Mais deux ans sans vraiment voir ma famille plus de deux jours d’affilé m’avaient poussé à passer le mois d’août en vacances à Argenton…

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Pâques.

Quand j’étais petite, à Pâques, souvent on « descendait » à Argenton avec mes mamies, Mamie Michèle ma grande mère et Mamie Nenette mon arrière grand mère. On partait d’Austerlitz, qui me paraissait immense à l’époque, et je me souviens que je trouvais déjà la fresque très moche, mais que mes Mamies, elles, étaient toujours très belles, très élégantes, même pour voyager.

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Grosse.

C’est un simple adjectif, et pourtant il provoque chez chacun des réactions plus ou moins virulentes. Dégoût, inquiétude, répulsion, curiosité, problèmes, angoisses, désir… Vous qui me lisez aujourd’hui, je vous connais peut-être, ou pas du tout, mais je sais qu’il y a des risques, derrière votre écran, que ce mot ait tout de suite provoqué un malaise plus ou moins grand dès que vous l’avez lu. Même secret, même inconscient…