Catégorie : Les débats de société

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Dissection de la grossophobie ordinaire.

Hier soir avait lieu, sur Twitter, un débat très enrichissant entre gros•ses à propos d’une vidéo qui nous a tou•te•s plus ou moins interpellé•e•s. Je dis plus ou moins, parce que nos réactions étaient très variées, de la nonchalance à la colère en passant par l’incompréhension ou la justification.
Personnellement, j’étais en rogne sévère de tant de clichés grossophobes, en plus déblaterés sous couvert de body-positivité. Vous savez ? Les gens qui vous blessent, vous descendent, vous stigmatisent même, mais « pour ton bien », alors ça paaaaaasse… « Mais elle a juste été maladroite », m’a-t-on dit. Ah bah, et pas qu’un peu !! Mais même si ça peut éventuellement expliquer, ça n’excuse rien, car on est toujours responsable des paroles qu’on a prononcées, aussi maladroites soient-elles, et peut-être même encore plus quand on les publie sur une plateforme comme YouTube.

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Ma France Insoumise

Hier, j’avais la chance d’être à bord de la Péniche Insoumise avec Jean-Luc Mélenchon et une poignée d’autres artistes insoumis et acteurs de la scène culturelle française, pour un échange autour du Livret Culture de la France Insoumise. Quel moment privilégié ! Quel bouleversement de voir enfin un candidat dire « Vous dont c’est la profession savez forcément mieux que moi, alors éclairez-moi pour que nous fassions mieux ! », de pouvoir s’exprimer alors librement sur nos arts, nos quotidiens, nos idées, nos convictions, et d’être – véritablement – non plus simplement écoutés mais entendus.
Quel autre candidat a cette démarche, cette honnêteté, cette humilité… ce courage !?

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Comme moi, en France, une femme sur 10 a déjà été victime de violences conjugales.

Il était une fois, une Mathilde très jeune, trop jeune, qui malheureusement, ne connaissait encore ni la vie, ni le monde, ni le vrai bonheur épanouissant de son couple et son amour d’aujourd’hui…
Une Mathilde que j’aimais beaucoup, un peu naïve, toute fraiche, toute innocente. Et si je parle d’elle au passé, c’est parce que cette Mathilde-là, je ne la reverrai plus, et plus personne ne la rencontrera. Cette Mathilde-là est morte.

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Je les aime tous, mon hymne à la femme libre.

Il y a une conception très étrange du féminisme qui consiste à croire que les féministes (qui je le rappelle ne sont pas tous des femmes) n’aiment pas les hommes. C’est du grand n’importe quoi. Les féministes n’aiment simplement pas les systèmes établis, quels qu’ils soient, qui autorisent de manière flagrante ou tacite la maltraitance privée comme publique des femmes sous prétexte qu’elles sont des femmes – et, vous le savez tous déjà, dans une société aux valeurs toutefois masculinistes voire machistes, on a donc fort à faire sur le sujet. Sauf que bon, je les aime, moi, les hommes ! Beaucoup, même ! Et ça m’empêche pas DU TOUT d’être féministe pour autant, voyez. Et c’est peut être justement parce que je les aime tant que je refuse catégoriquement de les laisser patauger dans un sexisme qui les dessert sur tous les plans. Qui dessert tout le monde, en vérité.
Histoire d’encore une fois rabâcher qu’il ne s’agit pas d’un mouvement suprémaciste (parce que je vois déjà venir les trolls), je me permets de rappeler que le féminisme est « simplement » un ensemble de mouvements et d’idées politiques, philosophiques et sociales, qui partage un but commun : définir, établir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. Du coup, pour moi, le féminisme n’a malheureusement de raison d’être que le sexisme, qui lui par contre n’a franchement aucune raison d’être.

Adios sexisme = adios feminisme !

Un peu comme : plus de maladie = plus besoin de vaccin ! Mais vous et moi savons que ce n’est pas si simple. Vous et moi savons qu’on en est encore bien, bien loin…

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Grosse.

C’est un simple adjectif, et pourtant il provoque chez chacun des réactions plus ou moins virulentes. Dégoût, inquiétude, répulsion, curiosité, problèmes, angoisses, désir… Vous qui me lisez aujourd’hui, je vous connais peut-être, ou pas du tout, mais je sais qu’il y a des risques, derrière votre écran, que ce mot ait tout de suite provoqué un malaise plus ou moins grand dès que vous l’avez lu. Même secret, même inconscient…