A la Saint Valentin, cette année… je les aime tous !

C’est fou la vie quand même… il y a 1 an, quasiment jour pour jour, passait, dans plus de 7 millions de postes de télévision, mon audition à l’aveugle The Voice où j’entonnais les beaux mots de Barbara sans vraiment savoir ce qui allait m’arriver après ça. Et bien si on m’avait dit qu’un an plus tard j’allais sortir mon premier single sur mon label fétiche, produit par le grand Christophe Deghelt, arrangé par le célèbre Jacky Terrasson & enregistré avec mes poulets Vladimir Medail et Philippe Maniez et les luxueux Stephane Belmondo et Thomas Bramerie… ET BAH JE L’AURAIS PAS CRU, HEIN !! 😀

Dans une dizaine de jours, le 12 février prochain, pour la Saint Valentin, sort, sur toutes les bonnes plateformes d’écoute et de téléchargement légaux, mon premier single Je Les Aime Tous, que j’ai écrit et composé avec l’aide malicieuse de mon complice Alexis Pivot (avec qui j’ai aussi écrit & composé deux autres des chansons originales de l’album). Rendez-vous compte ! C’est quand même quelque chose, à dire et à écrire, et tellement que je n’y crois pas encore totalement.
Laissez-moi tout de même vous raconter l’aventure belle et bien réelle de cette chanson, qui, en vérité, est l’une de mes plus belles déclaration d’amour…

TEASING JLAT

Ecrire une chanson, ça peut arriver très différemment chez moi. Des fois, j’ai juste un texte, total, fini, et j’ai besoin d’un complice compositeur parce que je n’entends pas de musique dessus. Des fois, j’ai un texte, une mélodie, mais sans accords, ou alors avec des idées d’accords qui font un peu pouet pouet et ça c’est pas génial, ou alors j’ai juste des bouts de mélodie, ou des phrases, ou les deux, et j’ai dans tous les cas alors besoin là aussi d’un complice qui sait à la fois composer et écrire des paroles, pour venir me sortir de ma mouise.
Pour Je les Aime Tous, j’ai écrit d’abord le refrain, de bout en bout, au sortir du métro en allant chez le toubib. J’avais le simple titre en tête depuis un certain temps (depuis peu après l’Olympia avec Jacky pour tout vous dire), et puis comme souvent, les chansons, en tout ou partie, murissent dans un coin tranquille de mon cerveau jusqu’à arriver d’un coup sans prévenir, souvent au moment le plus inopportun du monde, en criant « Ayéééééé, chuis prêêêêête ! » Et là, c’est arrivé au pire moment, je trottais à travers Paris pour aller en urgence chez mon ORL. Me voilà dans la rue, haletante, dans Paris chaude comme un mois de juin qui se termine, encombrée de moultes sacs à main comme à mon habitude, sortant mon carnet pour griffonner les mots qui me venaient, des mots d’amour et de ferveur dites-vous bien, en enregistrant en simultané la mélodie sur mon dictaphone – un gag sur patte.
Mais ça s’est arrêté là. Pendant quelques semaines, je n’ai eu de prêt que ce premier refrain, tout fini, tout peaufiné, mais tout seul aussi. C’était le coeur de ma déclaration, les mots étaient forts, personnels, graves ou légers selon les instants, mais il me manquait le reste de la chanson. Accords qui sonnent bien, beaux couplets mélodieux,  où étiez vouuuus ?

Et bien ils étaient, une fois n’est pas coutume, EN BOURGOGNE ! Un bon mois plus tard, aux alentours du 15 juillet je crois, Alexis et moi sommes invités par un festival en Bourgogne grâce à notre ami chanteur et trompettiste Robin Mansanti. Le soir (la nuit en vérité), après notre concert, un chouette dîner au bord de l’eau et quelques bons verres de vins autour de la piscine, nous nous retrouvons tous les 3 autours du piano chez Robin, et je sors mon fameux refrain.
– « J’ai un bout de chanson, là, je n’arrive pas à débloquer le reste… » ai-je dit.
– « Ah bah attends, viens, on va essayer des trucs ! » répondit Alexis.
Magie bourguignonne, ou heureux hasard pas forcément géolocalisé, nous voilà en train d’écrire, comme ça, au débotté, en fin de soirée, riant autour du piano, les premiers couplets de Je Les Aime Tous sur lesquels Robin jammait même quelques notes de trompette avec nous !
En revenant à Paris, il ne nous a pas fallu longtemps pour enregistrer avec Alexis une courte démo de ce que nous avions finit d’écrire, il ne me restait alors qu’à terminer le texte (parce que, hein, on ne va pas super loin avec deux couplets et un refrain…).

C’est autre chose, de devoir finir d’écrire un texte sur une mélodie fixée. Il faut trouver le bon rythme du texte, celui qui coulera avec évidence sur la mélodie, éviter à tout prix les rimes de mirlitons juste parce qu’elles collent à la musique, ne pas tomber dans le verbeux sous prétexte qu’on aime les beaux mots… Il faut continuer à raconter des choses vraies, continuer à raconter une histoire, simplement… Et croyez-moi, c’est en fait très compliqué d’être simple. C’est un travail de longue haleine qui demande de se poser plus d’une fois devant sa feuille jusqu’à ce que l’inspiration vienne – ce qui peut prendre un temps fou – puis écrire, ré-écrire, raturer, corriger, fignoler.
Je Les Aime Tous, je crois que je l’ai fini à peine quelques jours avant d’entrer en studio ! In extremis… mais c’est souvent dans l’urgence que l’inspiration pointe le bout de son nez, et qu’on la met alors au turbin sévère.

D80_3039
Photo : Eric Robert

Au début, en fait, j’imaginais le refrain sonnant très Michel Legrand, avec des grandes envolées de piano, mais j’avais des idées de rythme latin sur les couplets. Bref, ça collait pas du tout ensemble, et dans ma tête, ça commençait à ressembler à un Picasso musical période déstructurée. Un vrai bordel qui ressemblait à rien. Bonheur, Jacky Terrasson, lui, avait de meilleures idées ! Au moment d’enregistrer, je me suis éclipsée à sa demande, pour le laisser tourner des choses, trouver un climat… et quand le band fut au point, je suis revenue dans ma cabine pour écouter et chanter. Et la BOOM ! Groove de malade, sensuel à souhait, parfait sous les paroles qui prenaient alors tout leur sens. J’était EXTATIQUE.
L’enregistrer juste après un petit apéro fut également une bonne décision, un verre de rosé plein de glaçon aidant toujours une demoiselle à se sentir un peu plus coquine qu’à l’accoutumée – ce dont la chanson, dans cette nouvelle version toute fraichement sexy, avait plutôt besoin 😉

Le titre enregistré, et s’imposant à nous de manière flagrante comme le premier single, il nous fallait désormais l’emballer avec soin ! Et quoi de plus logique que faire appel à mon équipe, fidèle et talentueuse, pour réaliser ce bel écrin 🙂

MATHIDE_SINGLE DIGITAL

C’est avec plaisir que je peux dire que c’est mon amie de longue date et photographe professionnelle Servane Roy Berton qui a réalisé les clichés de l’album, du single, et de la promo. Ça fait maintenant plus de 5 ans que Servane et moi travaillons ensemble sur la quasi totalité de mes projets, et je sais qu’elle porte sur moi son oeil aussi bien amical et bienveillant que professionnel et exigeant. C’était une évidence pour moi de continuer à travailler avec elle, qui connait parfaitement mes aspirations visuelles de sophistication, de beauté de l’image, mon désir de ne pas être retouchée (bon, je refuse jamais la disparition magique d’un petit bouton ou d’une bretelle de soutif qui n’a rien à faire là 😛 ) en tout cas de ne pas être changée, et mon envie d’être montrée certes sublimée par son talent et le talent de ma magnifique maquilleuse Sabrina Tebsi, mais bel et bien telle que je suis – avec pour l’occasion un peu plus de fard, de poudre, de jolis habits et de beaux bijoux que d’habitude, mais toujours moi-même.
Et dans ses clichés de ma bouille, forcément que je me reconnais ! Quand je regarde droit dans l’objectif, je ne regarde pas l’appareil photo. Je regarde Servane ! Servane que je connais, que j’estime. Dès lors, je sais que mon regard est habité de mon amitié pour elle, de mon admiration pour son travail, et que les photographies qui en naitront en seront d’autant plus incarnées, et vraies.
C’est très important pour moi, d’être vraie.

L’autre bonheur dans cette histoire, c’est aussi que je suis aussi entourée d’un super manager et d’un super label, qui ont pris le temps, malgré les urgences de sortie et les codes du métier, d’écouter mes idées, mes envies, de recevoir mes aspirations personnelles quant à mon image, et qui au bout du compte ont décidé de me faire confiance et de m’accompagner main dans la main dans mes ambitions pour moi-même et les rendre bien réelles.
Peut-être avez-vous l’impression d’une certaine logique là dedans, mais sachez bien que tous les artistes signés en maison de disque n’ont pas forcement cette chance. Je mesure donc la mienne, grandement !

Et en parlant de chance, d’ailleurs ! Mon ami réalisateur Yoni Nahum a pu nous rejoindre également le jour du shooting, et tourner quelques belles images pour que nous vous emmenions dans les coulisses de cette chouette journée ! Vous pouvez les retrouver sur ma chaine YouTube ou directement ici :

« Et maintenant ? » me direz-vous… et bien maintenant, il reste 10 petits jours à attendre avant la sortie du single ! DIX ! JOURS ! Si vous saviez comme pour moi c’est à la fois demain et dans 1000 ans… j’ai hâte et j’ai peur à la fois, j’ai envie d’y être et en même temps j’ai un trac fou. Comme présenter son chéri à ses parents, genre ! 😀
Allez, je vais sagement compter les jours jusqu’au 12 février.
J’espère que vous compterez avec moi !

Bises à tous,

Mathilde

Publicités