Bref, j’ai chanté à l’Olympia. (WHAAAAAAAAATTTT?????)

Le mardi 9 juin dernier, believe it or not, j’étais sur la scène de l’Olympia ! C’est fou, non ? J’ai toujours pas atterri pour être honnête. Will I ever ? Est-ce qu’on se remet vraiment des belles choses de la vie, ou nous laissent-elle éternellement un goût unique et addictif de revenez-y ?
Une chose est sûre, je n’ai pas fini de remercier Jacky Terrasson de m’avoir invitée à partager cette scène mythique le temps de quelques morceaux, et Christophe Deghelt d’avoir orchestré cette soirée dont la magie restera, je pense, longtemps dans tous les coeurs de cette belle équipe : Jacky himself, mais aussi, Thomas Bramerie, Lukmil Perez, Minino Garay, Stéphane Belmondo, Cecile McLorin, Anne Sila, Marcio Faraco et la danseuse Catherine Denecy.
Je n’arrête pas de me dire que c’était tout de même un pari fou que de réunir tout ce beau monde un même soir, mais je me dis aussi que Jacky et Christophe étaient les seuls who could pull this off. De plus qu’un concert, ça marche souvent de manière manichéenne : ça prend, ou pas. Y’a rarement de juste milieu. Mais là, dès les premières notes en solo de Jacky, tout le monde était dedans, lié par une espèce d’énergie magique palpable en coulisse, sur scène, et donc je pense aussi dans la salle.

11206060_597657400376675_9005612195140119010_nPHOTO : Didier Ferry

J’étais comme folle de partager un plateau pareil, et à l’OLYMPIA rendez-vous compte. Donc bon, je ne vous cache pas que je me suis mis la GROSSE pression. Déjà parce que PAYE ton équipe de MONSTRES ! Mais aussi, bien sûr, parce que j’allais partager la scène avec une des chanteuses que j’admire le plus, l’incroyable Cecile McLorin Salvant. Adorable, douce, talentueuse, originale, drôle… me demandez pas, je ne lui trouve pas de défaut. Son audace et son talent m’inspirent ! Et sa version incroyable, ce soir là, de « Mon Homme », restera longtemps gravée dans ma mémoire.
Le bonheur de cette soirée était aussi de retrouver ma Voice copine Anne Sila et chanter avec elle une de ses compos, et de profiter de son scat moooooonstrueux ! Bonheur ajouté à un autre, OBVIOUSLY : celui de partager pour la première fois la scène avec le grand Jacky et le reste de son équipe géniale, dont (et bien que je sois tombée en amour de tous) mon coup de coeur Stéphane Belmondo. J’écris son nom là, à l’instant, en repensant à sa version en duo avec Jacky de La Chanson d’Hélène (disponible sur son album Love For Chet), et j’en ai les poils des bras qui se redressent. Si vous saviez…. Le jeu de Stéphane, si sensible, si charnel, sa douce fougue, sa passion, sa tendresse, sa mélancolie souriante, et hop, une flopée de papillons qui me prennent aux tripes alors que je l’écoute depuis le bord de la scène, toute pleine de trac d’aller chanter bientôt. Des papillons, le sourire, et puis, de bonheur, d’émotion, de beauté, quelques larmes qui brouillent mes mirettes.

11148363_711447695643946_3554708887001594704_o
Crédit photo en cours.

Fouler la scène de l’Olympia en se dirigeant vers un Jacky Terrasson souriant à son piano, laissant derrière le rideau un Christophe Deghelt lui aussi tout sourire, c’est vraiment quelque chose, j’vous l’dis. Un peu comme arriver à l’autel vers Mr. Right emmenée par Papa bienveillant, avec, au creu du ventre, the usual wedding jitters : the fear to disappoint, the will to do right, the determination to do make every passing moment a great one.
Et puis sur scène, un cocon parfait qui a fait que pfiout, dès les premières notes s’envole le trac et ne reste que le plaisir, et une Mathilde heureuse comme jamais au milieu de musiciens parfaits sur un arrangement magique. Un moment génial devant un Olympia quasi plein avec qui partager ce bel instant, et avec quelque part, mes parents et quelques uns de mes meilleurs amis.
RENDEZ-VOUS COMPTE ! Quelle émotion inoubliable.

11390001_10155719290315574_9097656472776702411_n

Je sors de scène, comme après chaque chanson de cette soirée, tout le monde s’embrasse et se sourit. Le deuxième set est tout autant enflammé et le dernier morceau en tutti a des apparences de colo musicale tellement on s’éclate tous ensemble, et une version improvisée de la vie en rose absolument magique naît de ce petit moment de folie, en trio vocal avec Cecile et Anne.
Puis Jacky clos le concert avec un solo qui fait se lever le public. Le contraire m’eut étonné… quelle inventivité ! Quelle force, pendant tout ce concert !

10418219_10155719289535574_8188067198873687672_n

L’Olympia se vide, le cocktail se termine, la fine équipe se retrouve Chez Denise pour ne partir finalement qu’au petit matin… Et moi, je m’en remet pas. De rien du tout de cette soirée. J’en ai pas envie, non plus, faut dire ! Je m’attache à ce souvenir comme à la vie, pour être sûre de ne jamais l’oublier. Ce sont des souvenirs comme celui là qui, dans les périodes de doutes, dans les moments chiants de la vie d’un artiste, nous rappellent pourquoi on fait ce métier.

C’était beau. C’était bon. C’était bien. C’était magique. C’était heureux. C’était unique.
Que c’est bon le bonheur !

11406832_595135767295505_3301024725723471434_n
PHOTO : Hélène Dumez

Publicités